Le
départ de France (octobre 2006)
22 janvier 2007
Tout commence
par l'achat de la voiture bien sûr. Celui-ci a lieu au milieu
du mois d'octobre 2006, après avoir vu et essayé plusieurs
SM, c'est celle-ci que mon père et moi décidons de choisir.
Mon père se rend donc une nouvelle fois sur place, en région
parisienne, achète la voiture, fait les papiers qui vont bien
et part par la route avec la voiture pour la livrer au transporteur.
La voiture
roule bien et mon père arrive chez le transporteur sans encombre,
toujours en région parisienne. Le transporteur parisien réceptionne
la voiture, fait les papiers qui vont bien, encore, et je suis informé
par le transporteur canadien que le départ est prévu vers
la fin du mois.
Jusqu'ici
tout va bien.
Peu avant
l'arrivée du conteneur, le transporteur canadien m'informe que
le transporteur parisien a trouvé une marre d'eau sous la voiture
lorsqu'il l'a déplacée pour la charger. Il me signale
également qu'il a constaté que la courroie d'alternateur
manquait à l'appel.
C'est le
début d'une longue série d'emmerdements ;-)
Pour la
courroie, j'espère alors qu'il s'agit en fait de la courroie
du climatiseur, que je sais manquante, mais pour la marre d'eau, c'est
plus problématique car la voiture fonctionnait et a été
livrée au transporteur par la route sans problèmes.
Jusqu'ici
je ne m'inquiète pas trop. |
La
fausse arrivée (novembre 2006)
22 janvier 2007
Le 3 novembre,
le transporteur canadien m'annonce l'arrivée du conteneur à
Montréal.
Comme pour
la réception de la coque de SM en début d'année
2006, j'attends ensuite des nouvelles pour savoir quand la voiture pourra
être dédouanée et quand je pourrai aller la récupérer.
Mais chaque
conteneur doit subir une inspection sanitaire, permettant de s'assurer
qu'il ne contient aucun végétal ou animal susceptible
de présenter un danger pour l'environnement. Plus d'une semaine
après l'arrivée du conteneur, j'ai appris que celui-ci
avait été catégoriquement refusé par les
autorités pour raison sanitaire et donc il devait être
renvoyé en France.
Mais qu'est-ce
que c'est que ce bordel ?
La SM n'est
pas directement en cause mais le conteneur transportait aussi une 2CV
et une Méhari (appartenant à d'autres personnes) et ces
deux voitures ont été jugées dangereuses parce
qu'elles contenaient des traces de terre. J'avais demandé au
précédent propriétaire de bien nettoyer la SM pour
éviter ce genre de problèmes et heureusement, donc de
mon côté je suis clair. La propreté des voitures
est un premier problème. De plus, le bois qui a été
utilisé pour arrimer les trois voitures a été jugé
non conforme et donc dangereux également. C'est un deuxième
problème. Lorsqu'il y a un problème de propreté
d'une voiture, ils la nettoient et facturent une petite fortune pour
le service rendu. Lorsqu'il y a un problème de bois d'arrimage,
ils enfument le conteneur avec du produit qui va bien et facturent également
une petite fortune pour le service rendu. Mais lorsqu'il y a deux problèmes
simultanés, les inspecteurs sanitaires affirment ne rien pouvoir
faire car le bois peut réinfecter les voitures après le
nettoyage ou le bois peut être infecté de nouveau avant
le nettoyage (selon dans quel ordre ils prévoiraient faire payer
les services rendus ;-))
Bref, le
transporteur n'a eu d'autre choix que de retourner le conteneur en France
pour que ces problèmes soient réglés. Aucun frais
ne m'est demandé, je n'ai même pas encore payé ma
facture initiale et je ne compte rien payer tant que la voiture n'est
pas en ma possession. Le transporteur est supposé être
un professionnel alors c'est à lui d'utiliser du bois conforme.
Les frais de retour et réexpédition sont pour lui.
Au cours
du mois de novembre, le conteneur tout entier repart pour la France
et son retour est prévu pour la fin du mois de décembre.
J'informe le transporteur que je serai absent à ce moment là,
donc il prévoit de retarder un peu le deuxième départ
du conteneur pour que je puisse réceptionner ma voiture sans
problèmes.
À
cette étape, je commence vraiment à m'inquiéter.
Trois traversées de l'Atlantique au lieu d'une, cela veut dire
trois fois plus de chances d'abîmer la voiture, trois fois plus
de temps passé dans une atmosphère humide et salée...
le pied quoi. Heureusement, je suis tellement occupé professionnellement,
que je ne n'ai pas vraiment le temps d'y penser ;-)
Je prévoyais
utiliser la voiture avant l'hiver, je sais déjà que c'est
foutu. |
L'arrivée,
la vraie (janvier 2007)
22 janvier 2007
Le retour
du conteneur m'est annoncé pour le 12 janvier. Ensuite j'attends
des nouvelles de la fameuse inspection sanitaire. Le 16 janvier, le
transporteur m'annonce que l'inspection s'est bien passée. Ouf
! Le 19 il m'annonce que la voiture est dans son entrepôt, prête
à être dédouanée et livrée.
Serait-ce
la fin des ennuis ? NON ! La loi de l'emmerdement maximum s'applique.
J'ai rendez-vous
le 22 janvier pour remplir les formalités de douane et prendre
livraison de la voiture. Tout se passe bien à la douane, un douanier
fait les papiers qui vont bien, je paye les taxes qui vont bien aussi
et je pars avec une autorisation de récupérer la voiture.
J'arrive chez le transporteur et je peux enfin voir cette voiture pour
de bon.
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Elle
m'attend ici, avec une Méhari et un C15. Je ne constate
aucun dommage important, elle n'a donc pas trop souffert pendant
le transport
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J'ouvre
le capot et je constate qu'effectivement il n'y a plus d'eau
dans la nourrice et la courroie d'alternateur est en lambeaux
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Je
continue ma petite inspection, elle est rayée sur le
côté droit, mais je le savais, ça ne provient
pas du transport
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Elle
a quand même de la gueule, même si en vrai c'est toujours
moins parfait qu'en photo ;-) |
Donc le
circuit de refroidissement est hors service et le circuit de charge
aussi. Je me dis que si le moteur voulait bien démarrer, je pourrais
le faire tourner un peu pour charger la voiture sur le camion et ensuite
la décharger à son stationnement. Je fais une tentative
de démarrage et ça démarre au quart de tour. Super
me dis-je ! Mais les bonnes nouvelles sont de courte durée.
Après
quelques secondes de fonctionnement, le moteur a de la peine, il ne
tient pas le ralenti et cale dès que les tours moteur diminuent.
Je ne veux pas monter dans les tours, le moteur est froid et il est
réputé pour ne pas aimer ça. Il y a deux personnes
chez le transporteur plus le remorqueur qui est arrivé avec son
camion pour charger la voiture, alors on décide de pousser pour
positionner la voiture à la limite du quai de chargement, dans
l'alignement du plateau du camion.
Et là,
la loi de l'emmerdement maximum s'applique de nouveau !
Nous constatons
que les roues arrières sont quasiment bloquées. En poussant
nous arrivons à peine à déplacer la voiture. Je
diagnostique (trop) rapidement un problème de grippage des étriers
de frein arrière. J'essaie de bouger la voiture au moteur mais
j'achève la batterie à force de démarrer puisqu'il
cale souvent et que l'alternateur ne donne rien.
Je demande
au remorqueur de prendre la voiture par l'arrière, seul endroit
équipé de crochets de remorquage, mais le remorqueur en
question me fait comprendre que je n'y connais rien et qu'il vaut mieux
qu'il la prenne par l'avant. Nous finissions par arriver à placer
la voiture pour le chargement, en la poussant et en lui ayant fait faire
un demi-tour pour la mettre dans le bon sens.
Le remorqueur
tire alors la voiture avec son treuil pour la charger sur le camion.
Je ne suis pas mécontent du résultat, ses chaînes
n'ont apparemment rien endommagé à l'avant. On peut enfin
partir pour aller livrer la voiture à son stationnement hivernal.
Cette fois-ci,
la loi de l'emmerdement maximum atteint son paroxysme ;-)
Après
quelques kilomètres de route seulement, j'évite de peu
la crise cardiaque en constatant que la voiture s'est détachée
et passe à un cheveu de tomber du camion. Je suis aux premières
loges pour constater le désastre car je suis le camion avec ma
voiture personnelle.
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Après
une bonne dose d'huile de coude, la voiture est chargée
sur le camion, prête au départ
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Vue
horrible ! La SM décide de se faire la malle, la catastrophe
a été évitée de peu !
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Alors on
est en plein carrefour, il y a de la circulation partout, il fait environ
-10 degrés et on a une voiture qui repose sur la coque, prête
à tomber.
Je jette
un oeil sous la voiture et je constate qu'elle repose sur la partie
centrale de la coque et je ne vois aucun dégât. C'est un
miracle ou presque. Elle était en position basse donc elle n'est
pas tombé de haut, mais il est certain que lorsque je pourrai
inspecter sérieusement le dessous de la coque, j'en trouverai
des dégâts mais pour l'instant il faut trouver un moyen
de remettre la voiture sur le plateau, en pleine circulation et en se
gelant les mains.
Le remorqueur
arrive à trouver un moyen de remonter la voiture. En fait il
va déposer des bouts de bois sur la route et incliner le plateau
du camion pour déposer les roues arrière sur le bois.
En plusieurs étapes, il va arriver à remonter la voiture
sans trop de problèmes et sans que la coque ne souffre plus.
À
ce moment là, je pense à mettre le feu à la voiture,
elle est décidément maudite, il faut s'en débarrasser
;-)
Après
avoir remonté la voiture, on reprend notre chemin et on finit
par arriver à destination sans nouvel ennui. Mais il faut alors
arriver à amener la voiture jusqu'à son emplacement de
stationnement. Le garage est au sous-sol, l'accès est en pente
douce. On essaie de placer le camion dans la pente mais cela n'aide
pas alors on dépose la voiture sur la rue et je me dis que si
la batterie a encore un soupçon de vie, je rentrerai la voiture
au moteur. Effectivement, j'arrive à démarrer mais la
batterie est tellement faible que je dois garder 2500 tours/minutes
pour que le moteur ne cale pas et donc espérer ne pas avoir à
tenter une nouvelle fois ma chance au démarrage.
Je finis
par rentrer la voiture dans le garage à grands coups d'accélérateur,
ça me rend malade mais on en a tous marre alors il faut qu'elle
rentre. Bien entendu la suspension est à son plus bas niveau.
Je ne sais pas s'il y a un problème hydraulique mais en tout
cas les petits moments de vie du moteur ne suffisent pas à faire
monter la suspension. À cette position basse, la voiture touche
au moment de passer le dénivelé de la pente d'accès
au garage. Tant pis, je continue pour profiter du moteur et je "jette"
la voiture dans son emplacement. Les roues arrières sont toujours
quasi bloquées, alors la neige m'aide un peu en permettant aux
roues de glisser et suivre tant bien que mal.
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La
voilà dans son stationnement, c'est le sous-sol d'un
petit immeuble
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Elle
va rester ici jusqu'au printemps, sous une belle bâche
toute neuve
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À
ce moment là, mon rythme cardiaque commence à se calmer.
Le remorqueur
me dit qu'il ne veut plus jamais entendre parler de cette voiture. Moi
je ne veux plus entendre parler de lui, c'est certain. |
Épilogue
1 (janvier 2007)
22 janvier 2007
Voilà
une sacrée aventure ! J'écris ces lignes le soir même
de cette journée épique et j'en suis encore tout retourné.
Normalement,
je n'ai pas le droit de faire de la mécanique dans le garage
où est la voiture, c'est un autre problème. Il faudra
tout de même que je négocie l'autorisation de mettre la
suspension en position haute avant de sortir la voiture du garage. Pour
obtenir la position haute artificiellement, je mettrai des tiges de
bois dans les vérins de suspension, cela réglera le principal
problème.
Plus j'y
pense, plus je me dis qu'il n'y a peut-être aucun problème
avec les freins arrières. Si les butées de suspension
arrières sont, comme souvent, dans un état lamentable,
il est possible que les roues arrières rentrent trop dans les
passages de roues et donc elles touchent peut-être simplement
quelque part. Les pneus ne sont pas les modèles d'origine, peut-être
sont-ils trop larges ou trop hauts et donc ils participent peut-être
au problème. Je confirmerai ça en mettant en position
haute.
Au sujet
de la courroie d'alternateur et du circuit de refroidissement, je me
dis qu'il est bizarre que ces deux problèmes soient apparus en
même temps. Il est possible, mais peut-être du domaine du
rêve (car un peu trop simple), que la courroie d'alternateur ait
cédé et que ce soit cette courroie qui ait endommagé
la durite de refroidissement qui est assez proche de l'alternateur.
À confirmer.
La prochaine
étape est normalement prévue pour le printemps. Il faudra
que j'aille récupérer la voiture et que j'en fasse une
SM qui marche parce que j'ai prévu de rouler avec cet été.
J'irai la récupérer avec une remorque et je prendrai le
temps qu'il faudra pour faire du bon boulot, hors de question de faire
encore affaire à un remorqueur amateur qui va faire n'importe
quoi pour se libérer au plus vite.
Que cette
histoire ne décourage personne, tout se passe en général
bien et j'ai dans ce cas accumulé les problèmes. On va
dire que le conteneur aurait pu tomber à l'eau ou être
sur le bateau porte-conteneur qui s'est récemment échoué
(le Napoli je crois). Il faut positiver ;-) |
Dernière
étape du voyage (avril 2007)
8 avril 2007
Après
quelques belles journées ensoleillées et chaudes à
la fin du mois de mars, la communauté des amateurs québécois
de voitures anciennes est en émoi ;-) Tout le monde pense déjà
à sortir sa voiture de son stationnement hivernal. Je ne fais
bien sûr pas exception, même si on sait tous que le mois
d'avril sera normalement encore froid.
Je prévois
donc d'aller récupérer la SM dès que possible.
Le vendredi 6 avril est férié, c'est Pâques, alors
c'est idéal, avec ensuite deux jours de bricolage possibles.
Je pousse le vice jusqu'à prévoir une semaine de congés
pour m'occuper de la SM.
Comme prévu,
malheureusement, le début du mois d'avril est froid et moche.
Tant pis, c'est prévu, je confirme l'opération avec deux
amis qui vont me donner un coup de main et qui ont "plus d'un tour
dans leur sac".
J'oublie
les remorqueurs professionnels et je loue une remorque porte-voiture
ainsi qu'un pick-up pour tracter le tout. J'adore conduire ce genre
d'engins alors je me lâche ;-)
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Je
n'ai pas fait dans la dentelle, avec un truc pareil, je vais
tracter sans problèmes
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Le
moteur est un V8 diesel de 6 litres de cylindrée, ça
devrait aller ;-)
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La
remorque est moins enthousiasmante mais elle n'est pas mal non
plus
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Il
y a des rampes donc la remorque ne bascule pas, je préfère |
Le temps
d'aller récupérer le pick-up, la remorque et mes deux
comparses, on arrive au stationnement de la SM vers 10h30 - 11 heures.
Je préviens le concierge des lieux que nous avons "un peu
de préparation" à faire avant de pouvoir sortir la
voiture. À ce moment là je ne sais pas si la préparation
va prendre une ou dix heures !
J'emmène
une caisse à outils, une foultitude de matériel divers
(sangles, corde de remorquage), des pièces (durites, colliers,
thermostat) et du matériel de "réparation en temps
de guerre" (ruban tressé autocollant, fil de fer, tuyaux
divers, tyraps). Avec ça nous sommes prêts !
Quelques
jours avant je suis passé voir la SM pour confirmer un gros doute:
est-ce que par hasard la suspension ne serait pas monté la dernière
fois parce que le levier de commande de hauteur était en position
basse ? Et bien oui, honte à moi, le levier était tout
simplement en position basse. Que voulez-vous, je suis habitué
aux SM qui ne fonctionnent pas alors je ne pense même pas que
si elle ne monte pas c'est peut-être parce qu'on lui demande de
ne pas le faire ;-) Les transporteurs parisiens ont dû charger
la voiture au moteur et ensuite la mettre en position basse pour l'arrimer
dans le conteneur. Bref, ça me va, je préfère que
le problème soit aussi simple, même si je passe un peu
pour un abruti ;-) Voilà donc le plus gros problème réglé,
la suspension devrait monter cette fois-ci.
On commence
par mettre la batterie en charge, avec un chargeur rapide, donc puissant.
Heureusement il y a une prise électrique disponible dans le garage.
Je découvre qu'il y a un coupe-circuit près de la batterie
mais celui-ci semble ne pas couper grand chose.
Ensuite
on met de l'eau dans la nourrice pour pister la fuite. Heureusement
elle est franche, dès que l'on commence à remplir, on
entend l'eau couler par terre. On localise la fuite, c'est la durite
en sortie de pompe à eau qui est fendue, et pas qu'un peu, ça
coule beaucoup. Le problème c'est bien sûr la difficulté
d'accéder à cette durite, c'est une SM ne l'oublions pas
;-)
Philippe
et Jacques s'occupent de trouver une solution pour limiter la fuite
d'eau et pendant ce temps, je remonte une courroie d'alternateur. Je
profite de l'opération pour passer une deuxième courroie
dans l'arbre secondaire, pour la prochaine fois. Ça se fait bien,
je pensais que ce serait plus difficile. Il y a un petit défaut
d'alignement de l'alternateur, cela explique certainement pourquoi la
courroie précédente a lâché. Pour l'instant
j'oublie ça, je m'en occuperai plus tard, j'espère juste
que la nouvelle courroie tiendra assez longtemps pour charger puis décharger
la voiture.
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On
protège tant bien que mal les ailes pendant les travaux
sur le circuit de refroidissement
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Philippe
à gauche et Jacques à droite bricolent une solution
de fortune à la sortie de la pompe à eau
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Pendant
ce temps, je passe deux courroies d'alternateur entre la poulie
de la pompe hydraulique et l'arbre
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La
deuxième courroie est fixée en attente et la première
est ensuite montée à sa place normale |
Jacques
trouve un morceau de plastique fin dans sa voiture, une sorte d'étiquette
plastifiée, Philippe et lui vont s'en servir pour colmater la
fuite. Ils positionnent le morceau de plastique autour de la durite
et installent des colliers pour serrer le tout.
On remet
ensuite de l'eau dans la nourrice, et on ne constate plus de fuite.
On est donc supposés être prêts à sortir la
voiture. Il est 13 ou 14 heures si mes souvenirs sont bons.
On range
tout et on prépare la remorque, comme ça si la voiture
démarre et que tout fonctionne, on est prêts à la
charger.
Je tourne
la clé, le moteur démarre facilement et il tourne bien.
La dernière fois le moteur calait systématiquement à
bas régime mais maintenant que la batterie est en forme suffisante
et que l'alternateur fournit de l'énergie, tout va bien. On ne
constate aucune fuite d'eau, c'est un miracle, on pensait pouvoir uniquement
limiter la fuite, pas l'éliminer.
Et puis
vient l'heure de vérité pour la suspension. L'avant monte
en premier, ce qui n'est pas très catholique et puis on entend
un "clong" à l'arrière qui signale le début
de la montée. C'est confirmé, les pneus touchaient bel
et bien dans les passages de roues, du fait de butées de suspension
tout simplement absentes. Dès que l'arrière monte, la
voiture se déplace un peu, preuve que les freins ne sont en rien
bloqués.
Donc tout
roule, il n'y a plus qu'à charger. Je laisse chauffer un peu
le moteur et je sors la voiture pour la monter sur la remorque. J'augmente
la hauteur de la suspension pour monter sans inquiétudes et tout
se passe bien.
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La
remorque a tout ce qu'il faut pour arrimer les roues avant,
c'est cool
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Le
garde-boue gauche bascule pour ne pas risquer d'endommager la
portière quand on accède à la voiture,
voilà une bonne idée
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À
l'avant on a mis des bouts de bois pour surélever la
voiture et ainsi éviter qu'elle touche les butées
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À
l'arrière on croise deux sangles et ça roule |
Il n'y
a qu'une dizaine de kilomètres à faire, je roule doucement,
la remorque se comporte super bien, la SM ne bronche pas et le pick-up
non plus.
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Nous
voilà arrivés à destination, on décharge
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On
voit ici le garde-boue de la remorque qui bascule, avec une
SM en position basse, c'est super pratique
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C'est
parti ! Je vois sur cette photo que les feux de recul fonctionnent,
c'est bien
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Philippe
mitraille avec l'appareil photo... |
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...
vous voyez toutes les étapes de la descente !
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Une
fois descendu, je remet la hauteur normale de la suspension
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Aucune
fuite d'eau, la réparation de fortune a tenu
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Et
voilà un homme heureux ;-) |
Tout se
termine aux alentours de 14h30, finalement ça aura été
plus court que prévu. |
Épilogue
2 (avril 2007)
8 avril 2007
Lors de
l'arrivée de la voiture en janvier, tout s'était mal passé.
Cette fois-ci c'est tout le contraire. Un peu de réflexion avant
et, surtout, suffisamment de temps sur place pour faire les choses correctement,
cela fait la différence. Quand on va trop vite, on fait beaucoup
de conneries.
Merci Philippe
et merci Jacques, votre aide a aussi fait la différence.
Finalement,
la suspension n'avait aucun problème, les freins arrières
n'étaient pas bloqués et le moteur ne demandait que de
l'énergie pour fonctionner correctement. Les problèmes
de fuite d'eau et de courroie d'alternateur n'étaient à
priori pas liés, comme quoi tout peut arriver sur une voiture
ancienne, qui a probablement peu roulé ces dernières années
et qui n'a pas roulé du tout depuis plusieurs mois.
La prochaine
étape est la préparation de la voiture pour l'inspection
technique nécessaire pour obtenir le droit de circuler. L'inspection
n'est pas très pointue mais il faut quand même s'assurer
que tout fonctionne bien, notamment les organes de sécurité.
Malheureusement la météo n'est pas de mon côté
en ce moment et je dépends de cette météo car la
voiture est à l'extérieur puisque mon garage est occupé
par l'autre SM.
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